Mots-clefs

, , ,

Constellation

introduction:

« moi quand j’ai un truc en rapport avec ma famille à régler, je fais une constellation familiale.

-de quoi? XD »

Je suis curieuse, j’ai déjà découvert des trucs qui me semblaient un peu fou, lors de stage de taï chi, avec des kinésiologues, des magnétiseurs…

Je vais y aller en observateur, on verra bien ^^

Allez, on y va.

Petit spitch: l’idée est de se rassembler autour d’une personne qui amène une problématique qui lui est propre (que tu crois!) .

A l’aide du/de la constellateur/rice, elle va identifier les éléments qu’elle pense concernés par sa problématique: parents, proches pour une constellation familiale, et/ou concepts, émotions pour une constellation d’âme. Ces éléments seront représentés par des personnes (appelées pour l’occasion « représentants »; ya pas de hasard).

Représenter au sens juridique: « Fait pour une personne (le représentant) d’agir d’une manière légale, conventionnelle ou judiciaire pour le compte d’une autre (le représenté) », et aussi dans le sens de « Être le symbole, l’incarnation, le type de quelque chose  » ainsi que celui de « Rendre quelque chose perceptible, sensible par une figure, un symbole, un signe » (débrouillez-vous avec ça).

Elle va ainsi pouvoir avoir la représentation 3D du système concerné par sa problématique du moment.

« OK! Comment on fait?

-On écoute et on sent.

-Pardon? »

Alors, on entend la problématique, X (le nombre estimé d’éléments du système concernés par la problématique) personnes sortent de la pièce (c’est une façon de faire parmi d’autres).

Le/a principal/e intéressé/e réparti ces éléments symbolisés par des objets/pierres dans l’espace. Nos représentants rentrent alors dans la pièce et se dirigent vers l’objet/pierre qui les attire le plus (sisi c’est scientifique comme approche 😉 ). Ils vont sentir, ressentir, puis se déplacer et se placer dans l’espace. On obtient alors notre représentation 3D du système à l’heure actuelle.

Le/a constellateur/rice pourra leur poser des questions pour savoir comment ils se sentent à leur place et ressentent par rapport aux autres éléments (mon côté cartésien bête commence à bouder).

Comme dirait Céline Dion: « Le ballet a commencé ».

Ils essaient ensemble de libérer les émotions, de réconcilier les conflits, de rétablir les liens pour retrouver l’harmonie, l’équilibre du système (c’est boooooooo !)

Mon discours intérieur est interrompu -dans cette scène, il s’agit d’une constellatrice et d’une femme avec sa problématique-..

« Roxanne, place toi par rapport à lui s’il te plait.

-Euh… (mais je voulais juste regarder moi XD) comment?

-comme c’est juste pour toi et pour lui »

-(ouah hyper précise la consigne, je veux bien faire et si je trompe? Bon je me met face à lui mais un peu de côté pour qu’il ne se sente pas agressé. Ça n’a pas l’air d’aller. Si je me retourne, il ne sera plus indisposé par mon regard. Toujours pas. Vais m’assoir, je l’envahirais moins dans son espace vital, Hop, hors du champ de vision…Mais où il va?! Il s’en va et….je vais me ranger là-bas dans le coin. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que là est ma place vu sa réaction)

Pour moi c’est étrange. J’aime savoir pourquoi je fais les choses (ou en tout cas, avoir l’impression de savoir ce que je fais). Il est revenu me chercher sur la suggestion du guide, m’a emmené à un autre endroit de la pièce.

« Tu ne ressens rien?

-des fourmis dans mon bras gauche

-qu’aurais-tu envie de faire? »

Là j’ai beaucoup de mal à l’admettre. Je voudrais passer mon bras autour de lui, le prendre dans mes bras (ouais c’est ça! Déjà les câlins, je ne trouve pas toujours ça simple, mais alors avec un inconnu, hors de question! Je ne peux pas avoir envie de ça! -mais c’est pas toi, c’est ce que tu représentes. Allez on a dit qu’on jouerait le jeu)

Alors j’approche mon bras, je me lance avec la peur de me faire rembarrer. Il attrape mon bras et nous nous rapprochons. Je me sens bien, c’est étrange, c’est fou que ce soit possible (mon côté cartésien bête vient de partir en claquant la porte). J’étais une forme de créativité et j’embrassais le représentant de la principale intéressée.

Plus tard, je fût fille cadette, père, mère, enfant, femme, homme, dépendance, joie, peur, grand père, âme d’une sœur jumelle défunte et des fois je n’en avait même aucune idée.

J’aime être représentante pendant les constellations pour plusieurs choses:

Tout d’abord, j’ai tendance à vouloir me tenir éloignée de mes émotions et sensations. En constellation, j’apprends à mieux sentir, ressentir, vivre l’émotion, l’accueillir, la laisser s’en aller ou se transformer. J’apprends leur fugacité, leur intensité, et c’est d’autant plus simple que ce ne sont « pas les miennes » puisque ce sont celles que je canalise. Ainsi, je me rapproche du deuxième accord toltèque: « n’en faites pas une affaire personnelle ».

De plus, on ne peut pas se tromper: on écoute, on ressent, on transmet. Il n’y a pas ce rapport de réussite ou d’échec.Rien n’est inadapté ou inapproprié.  Ce qui est ressenti puis exprimé est juste et incontestable. On l’accepte et on le traite.

Ensuite, je trouve ça très enrichissant en matière de perspective et d’expérience. Plus jeune, j’aimais beaucoup les jeux de rôles qui me permettaient de me retrouver à devoir agir à partir d’environnement très différents de celui de mon quotidien. En constellation, je passe au niveau supérieur: des parcelles de vie me traversent je suis projetée dans des situations ET JE LES VIS AVEC LES SENS ET LES PERCEPTIONS DE QUELQU’UN D’AUTRE. Quelle formidable opportunité que de pouvoir vivre autre chose que sa propre vie!

Ainsi, non seulement je peux comprendre intellectuellement mais en plus je le vis dans mon corps; donc je n’ai pas à imaginer ce que ça lui fait, je le sais. Ça m’ouvre l’esprit, je suis moins tentée de juger, j’ai été dans la peau de « celui qui fait souffrir » et j’ai ressenti sa propre douleur.

Le must restant qu’on n’est pas là par hasard, qu’on est touché d’une façon ou une autre par la problématique de chacun. Ainsi, on peut apprendre à mieux se comprendre et à mieux comprendre ses propres proches.

Y a plus qu’à !…

Ego

Publicités