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Toute petite, je m’arrangeais le plus possible pour être là où vous vouliez que je sois. Je faisais ce que vous attendiez de moi, n’en pensant pas moins. Comme beaucoup d’autres enfants, j’ai tenté d’acheter ma tranquillité et peut-être votre amour.
À l’adolescence, j’ai tenté de na pas trop me faire remarquer et de me la couler douce. Je souffrais tant…
Au début de l’âge adulte, vous êtes devenus mes ennemis. Être moi-même ou être comme chacun de vous voulait que je sois. Dur choix. Je voulais m’intégrer parmi vous, parmi la vie, mais ce n’était pas compatible avec ce que j’étais.
Puis j’ai enfin pu éclore. J’étais née une seconde fois et cette fois-ci je choisissais! Vos résistances ont nourri ma colère. Je croyais me battre pour ma liberté alors que je ne faisais que me débattre contre vous. Je devenais esclave de ma rébellion. Et tout ce mal que j’ai enduré n’avait d’autre origine que vos bonnes intentions à mon égard. J’ai bien failli tout abonner quelques fois. Et c’est cette possibilité de partir qui m’a permis de tenir.
J’ai quitté les miens pour plus de paix. Apparemment, j’ai toujours abordé ma vie avec une certaine sagesse et c’est mon besoin d’être aimée qui m’a tant dérouté et fait mal.
Et je suis retombée dans le jeu macabre que j’avais fui. Un échec? Non. Une mise en garde, une piqûre de rappel.
Une démo: « tu es sur le bon chemin mais rien n’est à jamais acquis ».
Aujourd’hui je l’ai compris. Aujourd’hui j’ai décidé de ne plus ni plier, ni céder mais de concilier; de me surveiller afin de rester libre. Aujourd’hui, par le pouvoir de l’amour, je me libère. Je ne me bats plus pour ou contre, mais je me mobilise.
Et je me fais une promesse: je me souris , je m’accepte, je me respecte, je me protège, je me pardonne, je me remercie et je m’aime.

Ego

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