version audio en musique

IMG_3738.JPG

 

Je crois que l’homme a besoin d’idéaux pour survivre.Je crois que pour réussir à vivre dans un monde que l’on n’aime pas ou qui nous fait peur, il faut voir du bon dans chaque chose, chaque évènement, y trouver un sens.

Je crois que lorsqu’on est satisfait de ce que l’on est devenu, on ne peut avoir de regret face à aucune seconde de son passé, car lorsqu’on change la moindre donnée dans un calcul, on en change le résultat.

Je crois que chaque « je » est seul, liés parfois à d’ autres « je » par le même trait d’union qui sépare un mot composé. Chacun pouvant exister seul mais créant une chose nouvelle une fois rattaché à l’autre par cette épingle à nourrice que constitue une amitié, un amour ou une simple rencontre de voyage dans un train entre deux villes pleines d’autres « je ».

Je crois que l’amour est un fabuleux moteur pour accomplir de grandes choses…mais je l’ai vu bien souvent être la justification d’une violence extrême.

Je crois qu’on peut faire de notre mieux pour étudier, comprendre et incarner mais que ça ne suffira pas à nous empêcher pas de trahir un jour une idée qui nous est chère.

Je crois que nos repères les plus sûrs peuvent nous perdre et nous emmurer et que nous pouvons nous retrouver dans l’immensité de l’inconnu, bien loin des frontières de notre zone de confort.

Je crois que notre système de croyances est, comme on le dit pour l’argent, un bon serviteur mais un mauvais maître; qu’il est bon d’en connaître le mode d’emploi, d’en user avec prudence, comme d’un outil sophistiqué dont la puissance peut nous échapper.

Je crois que les conflits les plus destructeurs sont à l’intérieur de chacun de nous et que les autres n’en sont que la conséquence dramatique.

Je crois que l’enfer est pavé de bonnes intentions; et qu’ainsi, un cœur pur peut causer un chagrin incommensurable; car nos paroles comme nos actes sont souvent de bien piètres messagers des élans qui les animent.

Je crois qu’il est de notre responsabilité de questionner chacun de nos élans et réactions mais que nous n’avons aucune prise sur ceux des autres.

Je crois que parfois les uns veulent être sincères avec les autres, mais que c’est compromis par le fait que, la plupart du temps, nous sommes ignorants de  nous-même.

Je crois que les faits peuvent être sans conséquence, mais que la façon dont nous les recevons et les percevons peut nous tuer, selon l’histoire que nous nous racontons et à quoi nous nous sommes identifiés.

je crois qu’on est mal barré, mais que tant que le drapeau n’est pas tombé, la partie peut encore être gagnée.

Ego

Publicités